À propos de Michel Lebrun

Michel Lebrun fut le dernier candidat officiel de l’Union nationale (UN) à une élection partielle le 20 juin 1988 (élection tenue lorsque le mois de mai avait deux pleines lunes) et probablement un des derniers chefs intérimaires. Le 19 juin 1989, Pierre F. Côté, le directeur général des élections, retire l’autorisation de parti à l’Union nationale. Le parti cesse d’exister, il ne pourra plus recevoir de contributions ni effectuer de dépenses. Le lendemain, le chef intérimaire de l’Union nationale, Michel Lebrun, affirme au journaliste Rosaire Pelletier qu’il contestera la décision devant la Cour supérieure.

Comme il est dit, M. Lebrun a contesté la décision du directeur général des élections quant au retrait du parti. La requête a été rejetée mais il a aussi été décidé que : « Le retrait d’autorisation n’empêche pas le maintien de l’association qu’est le parti Union nationale. Les membres de cette association peuvent toujours promouvoir la cause commune qui les lie » (200-05-001968-895 p.25). C’est la première fois au Québec qu’une formation politique perd son statut officiel de parti en raison de ses dettes.

Évidemment, à ce moment il n’avait jamais été fait mention que la Loi sur l’Assemblée nationale avait été créée pour corriger l’erreur selon laquelle 122 députés avaient été élus le 13 avril 1981, alors que la Loi sur la Législature disait n’être composée que de 110 sièges. C’est dans ce contexte qu’en 1990-1991 il est devenu avocat et qu’il a pratiqué le droit dans des révisions judiciaires à la Cour fédérale, dans certaines causes criminelles et constitutionnelles. Il a été chargé de cours en management durant quelques années à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il agit comme chargé de cours en Gestion des ressources humaines depuis 1986.

Lors du colloque du Mouvement républicain du Québec, Michel Lebrun discutera de l’historique de la législature du Québec jusqu’à aujourd’hui. Il élaborera sa conférence sur les principes humains qui doivent fonder et soutenir une constitution dans un pays souverain. M. Lebrun soutient ne pas faire partie du mouvement des Citoyens souverains, mais il partage leur théorie sur l’illégalité des lois québécoises. Il s’appuie sur le fait que le Québec a aboli son Sénat en 1968, allant contre la Constitution canadienne, qui prévoit une législature du Québec avec deux chambres.

Michel Lebrun a démissionné de son ordre professionnel le 2 octobre 2014 et considère qu’il peut désormais s’exprimer librement.

« Les lois qui proviennent d’un Parlement qui n’est pas bien fondé ne sont pas plus valides. C’est ça le problème […] y compris la loi sur l’impôt. »
— Michel Le Brun, avocat de Jacques Normandin, un des leaders du mouvement des Citoyens souverains

Aux dernières nouvelles Michel Lebrun appuie Jean-Francois Dubois, Procureur chef de Canada Grand Jury et Conseillé personnel de Jacques Desrosiers, chef du nouveau parti Alliance Citoyenne du Québec. En termes d’études il a obtenu une M.Sc.(mat), MBA (Gestion des ressources humaines), ll.b.(en droit), une scolarité de maîtrise en rédaction législative, une scolarité de doctorat en sciences de l’éducation (Adm. Scolaire), l’équivalent d’un DESS en nutrition et un diplôme de second cycle en toxicomanie.