La population québécoise est victime d’un racisme systémique promu par les lobbies

Il y a un mystère qui devra bientôt et rapidement être résolu. Tente-t-on dans les hautes instances gouvernementales de nous dissimuler un plan machiavélique visant à détruire l’identité québécoise, contribuant ainsi à la disparition et à l’extinction de notre nation francophone ?

Depuis le mois de mars, à trois reprises, une institution ou un organisme relevant de l’État a retiré le fleurdelisé pour une raison de gestion comptable. On se souvient du tollé provoqué par l’annonce de la SAQ, alors que la Société d’État avait décidé de retirer le drapeau de la devanture de ses succursales car l’entretien coûtait, soutenait-elle à l’époque, trop cher.

(Depuis, la SAQ s’est engagée à continuer de déployer le fleurdelisé sur ses magasins. « La SAQ comprend la sensibilité des Québécois à cet égard et l’importance qu’ils accordent à ce que le drapeau soit bien visible sur les magasins de leur société d’État. »).

À peine quelques semaines plus tard, un citoyen avait remarqué que le drapeau du Québec brillait par son absence au premier endroit où l’on s’attend de le voir flotter : au sommet de la tour centrale de l’Assemblée nationale. Cette fois-ci, le mécanisme du mât était brisé et le gouvernement n’a pas jugé bon de le réparer de manière diligente. Le 6 mai dernier, le Musée national des beaux-arts du Québec annonçait à son tour que le fleurdelisé ne flottera désormais plus au sommet de son pavillon principal pour des raisons semblables.

Sans nécessairement tomber dans la théorie du complot, il est désormais plus qu’évident qu’il y a une forte volonté d’assimiler les groupes nationalistes — souhaitant seulement préserver l’identité québécoise — à des groupuscules racistes d’extrême-droite. N’assistons-nous pas à une diabolisation des symboles québécois par l’intermédiaire des médias de masse ? En effet, dans un article intitulé « L’extrême droite québécoise au centre de l’attention », Jean-François Nadeau écrit : « Une vidéo en ligne du groupe Atalante Québec montre une trentaine de ses membres vêtus de noir défiler dans les rues de Québec en portant à bout de bras des drapeaux fleurdelisés ». Pourtant l’Atalante se définit lui-même comme un mouvement identitaire. Un mouvement œuvrant sur plusieurs plans, que ce soit social, culturel, intellectuel ou sportif. Comment? En dénonçant l’adoption de politiques ethnomasochistes, la mainmise de la haute finance et des banksters qui nuisent à la souveraineté des nations et qui ont pour but direct ou indirect de nier l’existence des peuples avec toutes les conséquences qui en découlent.

La fleur de lys dans le Guide des symboles et imageries fascistes, publié par l’Union Antifasciste Toulousaine.

Atalante Québec écrit sur sa page Facebook : « Depuis les délires sur le phénomène de radicalisation des jeunes québécois, le gouvernement et ses institutions placent au même niveau de dangerosité des organisations identitaires avec des groupes terroristes prônant le Jihad. Le résultat en est le suivant; dès le début des évènements tragiques qui se sont passés à Québec, les organisations nationalistes sont pointées du doigt, voire même accusées par la bande. Ceux qui criaient à ne pas faire d’amalgame précédemment, se sont vite dépêchés à accuser les nationalistes d’être responsables de cet attentat avant même que les services de police ne divulguent les détails et identités des terroristes ».

Dans son Guide des symboles et imageries fascistes, l’Union Antifasciste Toulousaine intègre pernicieusement la fleur de lys parmi les logos des groupes suprématistes et néo-nazis : « La fleur de lys originale, qui symbolise les nationalistes qui la considère comme le symbole de la tradition nationaliste française contre-révolutionnaire. La fleur de lys a été stylisée et est devenue le principal symbole du renouveau français (RF), organisation nationaliste fondée en 2005. Elle est aussi le symbole de l’action francaise (AF), groupuscule royaliste ».

Ici au Québec, l’Action Antifasciste Montréal ne s’est pas gêné pour brûler le fleurdelisé sur la place publique lors de la marche pour la liberté d’expression, le 4 mars dernier. Pour tenter de justifier son geste, le groupe antifa écrivait sur sa page Facebook : « Fait à rectifier. Le fameux drapeau du Québec qui a été brûlé avait deux faces: D’un côté le fleur de lysée (sic), et de l’autre, avait été cousu le drapeau confédéré. C’est d’avantage cette deuxième face qui a soulevé l’ire de certains manifestants ». Cette assertion est fausse. Pour le savoir, on n’a qu’à regarder cette vidéo prise lors de l’événement (à partir de 1:59:40) : www.youtube.com.

L’outrage au drapeau est une pratique visant à publiquement détériorer, détruire ou utiliser de manière dégradante un drapeau, l’expression étant généralement utilisée dans le cas du drapeau national. L’outrage au drapeau national peut être, suivant les pays, considéré comme un délit. Au Québec, la représentation et l’utilisation de ces symboles importants sont encadrées par de nombreuses règles. À cause de sa signification symbolique, le drapeau doit faire l’objet d’une manipulation et d’une utilisation respectueuses. En particulier, un drapeau ne doit jamais toucher le sol, être souillé ou lacéré, et on le manipule avec délicatesse (Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec L.R.Q., c. D-12.1).

Le Fleurdelisé et les nationalistes québécois diabolisés

Il y a déjà plusieurs décennies que certains médias de masse et organisations politiques fédérales, dont le Parti Libéral, associent le nationalisme québécois à l’extrême-droite néo-fasciste pour nuire à son image et détruire sa crédibilité. En 2012, un photomontage dépeignant la cheffe du Parti québécois Pauline Marois en chef nazi, la moustache d’Adolf Hitler en prime, créait des remous sur Facebook. Le photomontage, mis en ligne par MontrealOfficial.ca, était accompagné du commentaire en anglais :

« Combien de temps aura-t-elle besoin pour mettre le Québec dans la merde » (How long will it take her to fuck up Quebec ?).

Ce genre de photomontage est le symptôme du climat d’insécurité et de peur instauré par les médias anglophones, affirmait la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Son président, Mario Beaulieu, n’hésitait pas à pointer du doigts le quotidien montréalais The Gazette « qui a répété à tous les jours durant la campagne électorale que le PQ et la loi 101 étaient xénophobes et racistes », ajoutant que « c’est profondément injuste de traiter les nationalistes de cette façon ».

En mars 1998, plusieurs personnes déposaient des plaintes à l’Ombudsman de Radio-Canada concernant le reportage intitulé « La controverse du drapeau » diffusé à l’émission Le Point. Stéphane Pigeon s’adressait à M. Marcel Pépin : « Si vous avez vu le reportage de l’émission Le Point du 5 mars dernier, vous êtes sans doute aussi outré que moi du rapprochement odieux fait entre l’extrême droite française et le drapeau fleurdelisé. Il s’agit d’une atteinte encore plus dégradante, et beaucoup plus pernicieuse, à l’identité et à la sensibilité des Québécois que l’image célèbre des citoyens ontariens piétinant le drapeau qu’on nous a présentée en début d’émission.

Nous savons tous que le mandat de Radio-Canada est de promouvoir l’unité nationale mais il est également vrai que cette société d’État que nous finançons avec nos taxes et nos impôts doit refléter toutes les composantes de la société canadienne et éviter d’attiser le mépris et la haine envers l’une d’elle. En associant le fleurdelisé et, à travers lui, tous les Québécois et les Québécoises qui en ont fait un symbole important de leur identité, à un mouvement fasciste qui n’a aucune prise au Québec, l’émission Le Point a manqué gravement à ce mandat et doit être dénoncée. » — Stéphane Pigeon

Le 14 mars, le téléspectateur Gilles Néron écrivait à l’Ombudsman de Radio-Canada : « Des accusations de nazisme sont déjà proférées dans les radio anglophones de Montréal à l’égard du Québec. Après l’assimilation des Québécois à l’extrême-droite française et l’accusation d’être des émules de Le Pen, Radio-Canada est toute prête à faire d’Hitler notre prochain modèle. De toute façon notre drapeau ne comporte-t-il pas une croix? »

À son tour, François Baby porta plainte contre la Société Radio-Canada dénonçant des failles importantes dans le traitement journalistique et également le manque d’équité sur un sujet sensible et pouvant prêter à controverse. Le traitement biaisé du reportage visant manifestement à discréditer le drapeau du Québec. Le Conseil de presse du Québec répondit à cette plainte le 4 février 2000 (Décision D1999-03-077 (2)) : « Compte tenu du fait que le reportage du Point respectait dans l’ensemble les grands principes de l’éthique journalistique, le Conseil de presse ne peut que rejeter sur le fond la présente plainte, en dépit de quelques erreurs historiques observées, et admises par le mis-en-cause ». C’en était donc fait de la décision !

La haine des Québecois érigée en système

En février dernier, le gouvernement Couillard annonçait le lancement prochain d’un exercice de consultations sur le racisme et la discrimination au Québec.

Au ministère de Mme Weil, on retient pour l’heure la définition suivante du « racisme systémique » :

Il est « une forme de racisme produisant des obstacles à la participation au marché du travail» et des inégalités, entre autres. Il peut prendre appui sur des « pratiques, des décisions ou des comportements individuels ou institutionnels ». Il a « des effets préjudiciables, voulus ou non, sur une personne ou un groupe de personnes ».

Selon Jean-François Lisée, le Parti libéral met en place tous les ingrédients pour faire ce qu’il appelle « une recette pour augmenter le racisme » en voulant se pencher uniquement sur le racisme et la discrimination, tout en refusant de mettre des balises sur les accommodements religieux et les signes religieux. Le chef péquiste soutient qu’on ne peut « faire reculer le racisme au Québec » sans agir sur ces deux axes en parallèle. « Que ce soit M. (Justin) Trudeau avec son islamophobie, M. Couillard avec ses déclarations que tous ceux qui sont en désaccord avec lui alimentent la xénophobie, (…) cela fait partie d’un contexte qu’on essaie d’imposer aux Québécois pour les culpabiliser, les stigmatiser », a-t-il dit.

Madame Essraa Daoui, étudiante en enseignement et membre de l’Association des Arabes et des musulmans pour la laïcité (AMAL-Québec), croit que le Québec ne doit pas se sentir menacé. « On ne dit pas que tout le monde est systématiquement raciste quand on parle de racisme systémique, note-t-elle. On ne dit pas que les Québécois en tant qu’individus sont racistes. Ce qu’on dit, c’est qu’on crée des inégalités sur la base de la racialisation d’un groupe ».

N’a-t-on pas toutes les raisons de s’inquiéter lorsque cette demande pour une commission sur le racisme systémique au Québec se retrouve dans les bureaux de Amnistie internationale qui écrit dans un communiqué local : « De plus, Amnistie internationale réitère son appui à la requête faite pour la création d’une enquête provinciale sur le racisme systémique dans la province de Québec ». Cette organisation victimise sans aucune nuance la communauté musulmane, en faisant abstraction des peurs réelles et justifiées qu’ont les Canadiens et les Québécois vis-à-vis l’islam radical et l’immigration sauvage, en affirmant que seule cette communauté est victime de discrimination raciale et religieuse.

Il est évident que nos gouvernements, de connivence avec les médias de masse, organisent  et diffusent une propagande systémique visant à miner la réputation des Québécois, en faisant d’eux des racistes organisés en système, ce qui est en soi une affirmation gravissime. Ne sont-ils pas en train de faire l’amalgame entre le drapeau québécois et une présumée extrême-droite québécoise ? Remarquez les gens ordinaires dans le reportage diffusé à Radio-Canada alors que le rappeur Webster, porte-parole du Festival contre le racisme de Québec, nous explique sa vision bien personnelle de la montée de l’extrême-droite au Québec. Que voit-on dans cette vidéo ? des hommes, des femmes, des jeunes et des vieillards… le fleurdelisé et le drapeau des patriotes ! (Tout le monde en parle, épisode du 5 février 2017).

Comme nous l’écrivions en préambule, ne peut-on voir dans le retrait du fleurdelisé des édifices gouvernementaux un plan visant à faire disparaître l’identité québécoise, contribuant ainsi à l’extinction de son peuple ? Nos dirigeants succombent-ils tous aux pressions des différents lobbies qui s’ingénuent à lier le symbole du lys à une montée bien hypothétique d’un radicalisme québécois ?

Joseph Goebbels, ministre de l’Éducation du peuple et de la Propagande sous le Troisième Reich, disait : « Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit ». Il ajoutait encore : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois il devient une vérité ». À l’inverse, si vous souhaitez faire disparaître une culture sans trop attirer l’attention, faites-le petit à petit, au compte goutte. Comme cela, personne ne s’en apercevra et votre projet sera une réussite.

Si un peuple est victime de racisme systémique,
c’est bien le peuple québécois.

Voyez ci-haut la différence entre la présumée extrême-droite québécoise et l’extrême-droite européenne.

_________________

RÉFÉRENCES :

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s